HDS signifie « hébergeur de données de santé ». C'est une certification française, prévue par le Code de la santé publique pour héberger des données de santé recueillies dans le cadre de la prévention, du diagnostic, du soin ou du suivi social et médico-social. Un hébergeur certifié HDS a été audité par un organisme indépendant : la certification ne promet pas « zéro risque », elle atteste qu'un référentiel précis est respecté.

Pourquoi des données de cycle sont des données de santé

Une courbe de température basale, des observations de glaire cervicale, des dates de règles, un désir de grossesse : ces informations disent quelque chose de votre santé, de votre fertilité et de votre vie intime. Le règlement européen sur la protection des données (RGPD) range les données concernant la santé dans une catégorie à part. Leur traitement est en principe interdit, sauf conditions strictes, dont le consentement explicite de la personne (article 9).

Ce n'est pas théorique. En 2019, l'ONG Privacy International a montré que 61 % des applications de suivi des règles testées transmettaient automatiquement des données à Facebook dès l'ouverture de l'application, avant tout consentement. En 2021, la Federal Trade Commission américaine a finalisé une décision contre l'application Flo, accusée d'avoir partagé des données de santé de ses utilisatrices avec Facebook, Google et d'autres sociétés malgré ses promesses de confidentialité.

Ces exemples montrent ce qui peut arriver quand la protection des données de cycle n'est pas pensée dès la conception.

Ce que vérifie la certification HDS

Le référentiel de certification est publié par l'Agence du Numérique en Santé. Sa version en vigueur, la 2.0, date d'avril 2024. En résumé, il vérifie quatre choses.

Schéma : les quatre vérifications de la certification HDS, à savoir la sécurité de l'information (ISO 27001), un contrat écrit avec restitution et destruction des données, le stockage dans l'Espace économique européen et la transparence sur les garanties.

Ce que vérifie la certification HDS, d'après le référentiel v2.0.

La certification est délivrée par un organisme de certification accrédité : c'est ce qui la distingue d'une simple déclaration de l'hébergeur lui-même. Le référentiel oblige aussi l'hébergeur à indiquer à son client où les données sont stockées.

Pourquoi Ovulate a fait ce choix

Nous avons voulu appliquer l'exigence la plus élevée dès le départ, plutôt que d'y arriver après un incident. Trois raisons.

  1. La sensibilité des données. Fertilité, grossesse, vie intime : ce sont des informations dont on ne veut pas voir la circulation échapper à tout contrôle.
  2. Une preuve, pas une promesse. Une certification auditée par un tiers se vérifie. Une phrase sur une page d'accueil, non.
  3. La cohérence avec notre principe de base. Vos observations restent d'abord sur votre téléphone. Le partage avec votre professionnel·le de la symptothermie ou votre conjoint·e est consenti et chiffré de bout en bout. Les serveurs qui interviennent sont chez un hébergeur certifié HDS.

Schéma : le parcours des données dans Ovulate, en trois étapes. D'abord sur le téléphone, puis un envoi chiffré de bout en bout si la personne partage, puis un hébergement chez un hébergeur certifié HDS avec stockage dans l'Espace économique européen.

Le parcours de vos données dans Ovulate.

Notre hébergeur, Clever Cloud, société française, a annoncé en janvier 2025 avoir obtenu la certification HDS pour les six activités du référentiel. Il figure sur la liste officielle des hébergeurs certifiés de l'Agence du Numérique en Santé, où vous pouvez le vérifier vous-même. Ses datacenters certifiés HDS sont situés en France (région parisienne, Roubaix, Gravelines), et c'est en France qu'Ovulate héberge les données que vous choisissez de partager.

Que demander à une application de suivi de cycle ?

Quelle que soit l'application que vous utilisez, quatre questions valent la peine d'être posées :